Agriculteur en activité secondaire
- Activité agricole exercée en complément d’un emploi, d’une activité non agricole ou d’une retraite.
- Situation administrative (pas un statut juridique), appréciée par la MSA.
- Reconnaissance dès 1/4 de la SMA ou 150 h/an de travail agricole.
- Bascule exploitant à partir de SMA ou 1200 h/an.
- Seuil de revenus de référence : 800 SMIC.

Qu’est-ce qu’un agriculteur en activité secondaire ?
Définition administrative d’un argiculteur en activité secondaire
Un agriculteur en activité secondaire est une personne qui exerce une activité agricole sans que celle-ci constitue son activité professionnelle principale.
L’activité agricole est exercée en parallèle :
- d’un emploi salarié,
- d’une activité indépendante non agricole,
- ou d’une retraite.
Une activité est considérée comme agricole dès lors qu’elle relève de la production ou de la valorisation du vivant, notamment :
- cultures végétales (maraîchage, céréales, plantes aromatiques),
- élevage (animaux, ruches, volailles),
- production et vente de produits agricoles bruts ou faiblement transformés,
- activités directement liées à l’exploitation (vente à la ferme, marchés).
Cette situation n’est pas définie par le chiffre d’affaires seul, mais par des critères objectifs utilisés par l’administration, principalement :
- la surface exploitée, appréciée par rapport à la surface minimale d’assujettissement (SMA),
- le temps de travail annuel consacré à l’activité agricole,
- le niveau de revenus agricoles.
Il ne s’agit pas d’un statut juridique spécifique, mais d’une situation administrative, notamment appréciée par la MSA à partir de l’activité minimale d’assujettissement (AMA), fondée sur ces trois critères.

Ce que l’activité agricole secondaire n’est pas
- un loisir occasionnel sans intention de vente régulière,
- une production exclusivement destinée à l’autoconsommation,
- une activité ponctuelle ou non organisée (vente exceptionnelle).
Dès que la production est destinée à la vente de manière structurée, l’administration considère qu’il s’agit d’une activité économique relevant du régime agricole et soumise à déclaration.
Avantages d’être reconnu comme étant en activité secondaire agricole
La qualification d’activité agricole entraîne automatiquement des conséquences sociales et fiscales, indépendamment du montant des recettes.
- rattachement au régime social agricole dès lors qu’un seuil d’activité est atteint (≥ 1/4 de SMA, ou ≥ 150 heures de travail agricole par an),
- bascule vers le statut de chef d’exploitation si les seuils supérieurs sont franchis (≥ SMA ou ≥ 1200 heures par an),
- prise en compte des revenus agricoles, avec un seuil de référence fixé par la MSA à 800 SMIC pour distinguer les niveaux d’assujettissement.
Autrement dit, le statut social et fiscal dépend exclusivement de faits mesurables : surface exploitée, temps de travail annuel et revenus générés, et non de l’intention déclarée.
Ces éléments conditionnent l’ensemble du cadre applicable, à commencer par le statut social MSA, analysé dans la partie suivante.
Statut social MSA : cotisant de solidarité ou chef d’exploitation
Cotisant de solidarité
- rattachement au régime social agricole sans statut d’exploitant
- paiement d’une cotisation de solidarité et contributions associées
- droits sociaux limités (notamment retraite agricole incomplète)
- cotisations calculées au cas par cas par la MSA
Chef d’exploitation ou d’entreprise agricole
- affiliation complète au régime social agricole
- cotisations sociales complètes
- droits ouverts à la maladie, retraite et prestations
- impact significatif sur le niveau de charges sociales
Fiscalité : micro-BA ou régime réel
Micro-BA (régime le plus simple)
- recettes déclarées hors taxes (HT)
- bénéfice imposable = moyenne des recettes sur 3 ans (N, N-1, N-2) × 13 %
- abattement forfaitaire : 87 % (minimum d’abattement : 305 €)
- plafond micro-BA : 120 000 € (moyenne triennale, applicable en 2024 et 2025)
Au-delà du plafond
- bascule vers un régime réel : réel simplifié ou réel normal
- régimes BA existants : micro-BA / réel simplifié / réel normal
TVA : franchise ou TVA agricole
Franchise en base de TVA (2025)
- ventes de biens : seuil de base 85 000 €, seuil majoré 93 500 €
- prestations de services : seuil de base 37 500 €, seuil majoré 41 250 €
- réforme du seuil unique 25 000 € : suspendue jusqu’au 31/12/2025
En pratique, l’activité agricole relève souvent des seuils « ventes de biens » lorsqu’il s’agit de vente de produits. En cas d’activités mixtes (vente + services), l’analyse se fait selon la structure du chiffre d’affaires.
Option pour la TVA
- intérêt principal : récupérer la TVA sur les investissements (serre, irrigation, miellerie, matériel)
- si investissements faibles : la franchise reste le mode le plus simple
